27 septembre 2007
De grosses courgettes pour une petite soupe
En ce moment, je n'ai pas trop la tête à bloguer ni à cuisiner. J'ai l'impression de passer mon temps à courir après le temps, et ce n'est pas la grande forme. J'ai donc décidé de reprendre une recette que j'avais faite au moi d'août, en espérant que personne ne m'en voudra de ne pas tenir compte des saisons. Et pour la détente, ce week-end, nous partons mon Monsieur et moi pour Munich. Et pour la première fois, je vais prendre part à cette institution mondiale qu'est la fête de la bière. Je précise que nous y allons pour voir de amis et visiter une expo. La biture n'est donc pas l'objectif premier de ce voyage. Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur la dite fête, je les renvoie au blog de Claire-Emilie qui en a donné une description assez fouillée.
Cet été, les parents de mon Monsieur nous ont donné des courgettes de leur jardin. Deux courgettes énoooooooooormes et moi les courgettes, je les aime toutes pitites. Avec des monstres pareils, je ne pouvais faire que de la soupe, parce que je sentais bien que sinon elles seraient filandreuses et pleines de pépins. Voilà les bêtes:
Et voici ce que j'en ai fait:
Pour ce faire il vous faudra:
2 courgettes XXL, mais je crois que 6 petites auraient aussi très bien fait l'affaire.
1 bouillon cube
2 pommes de terre
1 petit bouquet de menthe
1 petit bouquet de mélisse
Faire chauffer de l'eau et y dissoudre le bouillon cube. Epluchez les courgettes en laissant une lamelle de peau sur deux pour la couleur. Coupez-les en morceaux. Faire de même avec les pommes de terre. Mettre tout le monde à cuire 30 mn. Saler et poivrez. Avant de mixer le tout, ajoutez la menthe et la méllisse.
Et c'est prêt.
28 juin 2007
Soupe aux petits pois à la menthe
Ce matin, je suis allée au marché avec la ferme intention d'acheter des petits pois et de la menthe fraîche. Un jour, il faudra que je vous fasse un reportage sur le marché de Fribourg. Si je devais un jour quitter la ville, je crois que c'est lui qui me manquerait le plus. Il est beau, il sent bon et pour moi, il a eu ou a encore une vraie fonction éducative.
Habituée aux marchés parisiens, je n'avais en arrivant ici aucune idée de ce que peuvent être des saisons ou des régions. Ici, en hiver, on ne trouve pas de tomates, pas de haricots verts, pas de poivrons, mais des choux, de toutes les tailles et de toutes le formes et pour ce qui est des fruits, que des pommes. Et j'apprends ainsi à adapter mon alimentation et ma cuisine aux périodes de l'année. C'est particulièrement vrai pour les herbes. J'avoue que je ramène de Paris mon thym et mon laurier, qui sont quasiment introuvables ici. On trouve du thym frais deux semaines dans l'année et c'est tout.
Ce matin, j'avais déjà parcouru les trois quarts du marché et impossible de trouver de la menthe. De guerre lasse, je me suis rabattue sur une plante qui lui ressemble et qui s'appelle la mélisse-citron. Ca avait une petite odeur citronnée et j'ai décidé que ça irait. Regardez, elle est mignonne:
Seulement, quelques minutes plus tard, j'ai trouvé ma menthe et donc, pour éviter les jalousies, j'ai mélangé.
500g de petits pois
1 pomme de terre
1 échalote émincée
3 louches de bouillon "moi, ma grand-mère", si vous en avez.
20 cl d'eau
1 petite botte de menthe
1 demie botte de mélisse-citron
sel, poivre, huile d'olive
Faites revenir les échalotes dans de l'huile d'olive. Quand elles sont translucides, ajoutez-y les petits pois, la pomme de terre coupée en dés, l'eau et le bouillon, le sel et le poivre. Laissez frémir entre 20 et 25 minutes. Ensuite, ajoutez les herbes. Mixez. Rectifiez l'assaisonnement. Si vous le souhaitez, vous pouvez décorer avec des feuilles de menthe.
Et voilà:
Le mélange du goût citronné de la mélisse et de la menthe m'a vraiment beaucoup plu. Je ne regrette ni mon achat, ni mon essai.
23 juin 2007
Un bouilon "moi, ma grand-mère"
J'adore le bouillon, surtout le bouillon de poule, mais aussi les bouillons de poisson, de boeuf, moins de légumes, je trouve ça un peu triste. Que voulez-vous, je suis carnivore! Quant aux cubes, j'en utilise comme base, mais je ne mange pas de bouillon cube comme ça. Y'a pas à dire, c'est pas très bon. Mais un vrai bouillon, un peu gras, rien que l'idée me fait saliver et gargouiller l'estomac. Il y a dans Là-bas de J.K. Huysmans une description de pot-au-feu, qui peut devenir pour moi une torture, pour peu que j'aie un peu fin. Alors, quand sur le bog cuisine et santé, vertsoleil, j'ai appris que le bouillon avait un nombre incalculable de vertus, je me suis dit qu'il était temps que je m'y mette.
C'est de ma grand-mère que je tiens cette passion. Le bouillon constituait une des bases de sa cuisine. Il était toujours agrémenté de choses délicieuses quoiqu'un peu difficiles à trouver. Il y avait les Kneidlach qui sont des boulettes à base de farine de pain azyme. Anne de station gourmande, en donne la recette sous le nom de matzo balls, vous ne vous imaginez pas mon émotion quand j'ai découvert cette recette. Elle faisait aussi des Kreplach qui sont des gros raviolis qui ressemblent un peu aux Maultaschen souabes. Une autre manière d'agrémenter le bouillon était liée à une fête particulière - mais j'ai oublié laquelle - et consistait à lui ajouter des Mandeln. Ca ressemblait à petites boules de pâte à chou, cuite et un peu salée. Ce sont toutes ces saveurs qu'évoque pour moi le bouillon.
Et puis je me suis souvenue d'un livre de Pef que j'aimais particulièrement quand j'étais petite fille et qui s'appelait "Moi, ma grand-mère..." C'est l'histoire de gamins qui racontent tous les choses extraordinaires que font leur grand-mère, et à la fin (je ne vous la raconte pas), il est question de cuisine. Je voudrais donc lancer le jeu "Moi, ma grand-mère..." qui consisterait à livrer une recette ou une anecdote culinaire, lié à sa grand-mère. Participe qui veut, sans limite de date...
Revenons à nos bouillons! J'ai quelque peu modifié la recette de Catherine tout en respectant ce qui me paraissait constituer les règles les plus importantes:
1 poulet
1 oignon piqué de 3 clous de girofle
1 carotte entière
2 poireaux entiers.
1cs de gros sel
3 grains de poivre
3 brins de thym
3 feuilles de laurier
le jus d'un citron (en principe, il faut du vin blanc, mais je n'en avais pas)
Voilà la tête de ma casserole en début de cuisson:
J'ai mis tout ce petit monde-là à cuire dans une grande casserole avec de l'eau, de manière à ce qu'elle recouvre les autres ingrédients. J'ai fait cuire et baissé le feu au maximum dès que l'eau s'est mise à frémir.
Et ensuite, j'ai fait cuire tout doucement une heure et demie.
Voilà la casserole en fin de cuisson
Ensuite, j'ai égoutté soigneusement tous les ingrédients, jeté les légumes qui avaient cuit un peu longtemps à mon goût et conservé le poulet, pour faire autre chose...
Et je m'en vais faire une soupe de petits pois avec mon bouillon. Promis, un de ces quatre, je vous donnerai la recette.






